Vanel, l'aventurier du Zippo

Vanel



Il se nomme Gilbert Vanel, Grâce à lui, le Zippo a reconquis la France. Objet de collection, de convoitise, le briquet si prisé  était quasiment devenu introuvable dans l’hexagone au cours des années 1960-1970. Il n’y avait plus alors de bases américaines en France, le Shape avait déménagé vers la Belgique. Pour se  procurer un Zippo, faute de pouvoir traverser l’Atlantique, il fallait compter sur un éventuel ami embarqué sur une unité de la Royale ou susceptible de monter à bord des bâtiments de la VI° Flotte US faisant escale à Toulon. Ainsi, parfois, arrivait jusqu’à Paris un modèle rare correspondant à la sortie d’un fil Hollywoodien, réservé aux « happy fews ».
Passionné par ce Zippo devenu presque mythique, Gilbert Vanel devient en 1979 le premier diffuseur officiel de la marque en France. En une décennie de recherches passionnées, de contacts persévérants, il réalise son rêve et le Zippo réacquiert droit de cité. « Il y a eu l’époque des briquets sophistiqués qui correspondaient à la curiosité pour la technologie de pointe et aboutissaient en fait à des objets trop fragiles, difficile à entretenir, à faire réparer…Bientôt la robustesse, la fiabilité ont repris leurs droits ; Le temps du Zippo était revenu » .
L’aventure est ponctuée d'étapes insolites, pittoresques, amusantes. Ain si parmi ses Zippo porte-bonheur cite-t-il la carcasse noir, à tirage limité, crée pour le parfum « Jules » de Christian Dior. Le succès fut instantané ! A tel point qu’il donna aux usines de Bradford l’idée de relancer sur le marché le stock de briquets noirs. Les invendus d’hier s’arrachent

Grâce à Vanel Diffusion le Zippo a retrouvé sa place dans les vitrines non seulement des bureaux de tabac mais aussi d’établissements de prestige tels les Drugstores Publicis et les bijouteries. Gilbert Vanel crée lui-même des modèles de pure orfèvrerie, or et argent et lance de nouvelles collections à coque laquée.

Le succès du Zippo en France est significatif si l’on sait que les ventes aux Etats-Unis ne représentent que 10% du chiffre d’affaires de la marque. La France est, elle, en tête du marché européen grâce à 600 000 exemplaires vendus en 1990 ( 150 modèles différents contre 3 000 (10 modèles seulement) dix ans plus tôt.


UNE REELLE REUSSITE