Les différentes étapes de la dégustation d’un cigare

 
   

Avant d’allumer son cigare, bon nombre d’aficionados pratiquent « le tirage à cru », c-à-d qu’ils tirent sur leur cigare une fois celui-ci décapité… Mais pas encore allumé. Certaines saveurs apparaîtront, mais ne nous y trompons pas, les arômes développés à l’allumage seront certainement très différents. Tirer à cru permet également de sentir la « résistance » du cigare.

3-2-1- mise à feu ! Directement les premières bouffées issues de l’allumage nous précisent la suite des festivités. Si un cigare est désagréable dès ce moment, il perd déjà des points sur sa cote finale…
Le cigare maintenant allumé offre à notre palais la perception de ses saveurs et de sa force.

Les arômes d’un cigare sont perçues de deux manières différentes : par olfaction (nez) et par rétro-olfaction (bouche).

Lors de la dégustation, les arômes (tout comme la force) évolueront tout au long de la combustion. Certains cigares seront plus « linéaires », c-à-d que les arômes évolueront peu. D’autres seront plus « évolutifs », les arômes varieront plus intensément.

La quasi-totalité des aficionados découpent la dégustation en trois phases, correspondant concrètement aux premier, second et dernier tiers d’un cigare.
Le premier tiers est appelé « le foin », le second « le divin » et le dernier « le purin ».
Personnellement, je retrouve rarement ces trois tiers lors de mes dégustations… Ce serait à mon sens plus une utopie qu’une certitude.

Le premier tiers (ou la première partie de la dégustation) est souvent la plus légère en arômes. Le cigare n’est pas encore totalement chaud et ne délivre pas encore tous ses mystères.

Le second tiers propose généralement les arômes les plus plaisants et les plus savoureux.

Le dernier tiers (ou plutôt « le final ») est souvent plus acre et amer car plus chargé en nicotine. Cette nicotine présente dans la fumée traversant le cigare laisse son empreinte de plus en plus marquée tout au long de la dégustation. C’est la raison pour laquelle on parle de « purin ». Attention, certaines vitoles présentent un « purin » plus intéressant que le « divin » !!!

Ces évolutions seront donc perçues par la rétro-olfaction. L’olfaction, quant à elle, n’évolue pour ainsi dire pas. L’odeur de la fumée (perçu par les voies nasales) reste constante du début à la fin.

Conseil : Prenez votre temps pour déguster un cigare. La précipitation (et par conséquent un prise de bouffées trop rapide) entraîne une surchauffe du cigare qui lui fera perdre ses arômes les plus plaisants. Plus la température du cigare sera faible, plus les arômes seront perceptibles.



Thierry