Choisir sa première pipe, quels éléments à prendre en compte?

 
   

En premier lieu, lorsque l’on s’apprête à acquérir sa première pipe, il convient se fier à son instinct : on choisit une pipe parce qu’elle vous plaît. Droite, courbe, semi-courbe… C’est l’œil qui fait le premier pas. Mais il est conseillé, pour débuter , d’opter pour une forme classique et non d’aspect « tarabiscoté », qui peut induire une difficulté à fumer pour le novice.

Ensuite, pensons aux proportions. D’abord, ne pas choisir un fourneau trop profond : une dimension de 4 cm maximum pour la profondeur interne semble indiquée. Car, si la pipe est trop profonde, le tirage sera plus difficile à maîtriser.

Le poids est également une question importante : pensez que, s’il dépasse les 60 grammes, la pipe sera lourde en bouche, surtout pour une droite.

Quant à la matière, on optera pour de la bruyère. L’écume de mer et la terre sont des matériaux trop fragiles pour commencer. A la question de savoir si la qualité de la bruyère peut avoir une influence sur le goût de la pipe, on répond en général que l’élément essentiel est que la bruyère ait du veinage. Une pipe « chauve », sans grain, s’avèrera vraisemblablement plus fade. A l’inverse, si le bois présente des flammes (lignes de veine bien visibles, voire parallèles) ou des œil-de-perdrix (en forme de loupe), le tabac donnera tout son arôme.

Pipe oeils-de-perdrix

Pipe présentant des oeils-de-perdrix


Pipe Bruyère flammée

Bruyère flammée

Il n’est pour autant pas indispensable que ce grain soit parfait, régulier. Une pipe « au grain mêlé », c’est-à-dire dont le veinage part dans plusieurs sens, aura une saveur tout aussi plaisante. La régularité des flammes ou des oeils-de-perdrix n’a qu’une valeur esthétique, qui sera recherchée lorsque le fumeur aura acquis une certaine maturité et étendu sa collection.



Pipe au « grain mêlé »

Le tuyau revêt aussi de l’importance : privilégiez un tuyau au bec fin. Autrement dit, la partie extrême, que l’on appelle la lentille, ne doit pas être trop massive. Le confort en bouche participe au plaisir de fumer la pipe. Il n’est rien de plus désagréable que d’avoir l’impression de tenir un mors entre les dents !

En résumé : de la simplicité dans la ligne, une pipe assez légère dont le tuyau se termine finement, et une bruyère ayant du grain. Sans oublier le facteur premier : qu’elle vous plaise !

Nicolas